C'est moi ou ...?

Publié le par doc-ally

Je suis actuellement un stage d'autonomie en médecine générale. En clair, quelques jours par semaine, c'est moi qui effectue les consultations à la place d'un vrai médecin généraliste. Et me voilà plongée en plein dans le vaste univers de la médecine générale ! Depuis le temps que je l'effleure, que j'y pense, que je souhaite en faire partie, j'ai à peine l'impression de voir l'ampleur de la tâche. Il y a des choses qui me plaisent, d'autres qui m'énervent, et encore d'autres qui me surprennent.

 

Petit à petit, les exemples se sont accumulés. La vie est-elle si médicalisée ?

 

J'ai eu peu de contacts avec la médecine. Les maladies infectieuses bénignes, les vaccins et un gros problème de santé qui m'a valu un suivi pendant plusieurs années par des spécialistes. Rien qui ne pouvait me faire penser que tout dans nos vies pouvait être médicalisé.

 

Qu'ai-je vu dans mes consultations ? Le moindre rhume, tous les problèmes liés au travail (de la tendinite, le conflit avec l'employeur, les demandes d'arrêt de travail à répétition sans cause médicale...), les problèmes conjugaux... Et ce n'est pas forcément présenté clairement, caché derrière des plaintes médicales bidons. A tout ça, le médecin doit avoir une solution. Les patients trouvent ça tellement évident.

 

Je ne parle pas de la médicalisation de la vie sexuelle. Pour une contraception, à même pas 20 ans, examen gynéco et frottis à répétition sont souvent difficiles à éviter. La ménopause doit être confirmée par un bilan biologique.

 

Le certificat médical, quant à lui, est indispensable à une activité sportive, que ce soit de la pétanque, du yoga. Véridique ! C'est tellement risible que j'ai envie de marquer des bêtises sur ces certificats. La prochaine fois que je fais un ping-pong avec des amis, il faudra que je pense à demander l'autorisation à mon médecin avant.

 

C'est tout un versant de mon futur travail que je n'avais jamais envisagé, je ne suis pas sûre que ça me plaise.

 

 

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doc-ally 26/03/2013 15:15


A Cossino,


Je suis tout à fait d'accord avec toi ! Mais en pratique, la plupart des gynécologues font des frottis systématiques peu importe l'âge. Personnellement, j'en ai eu 3 avant mes 25 ans, je n'ai pas
eu mon mot à dire.

Cossino 26/03/2013 09:23


Où tu as vu qu'il fallait un frottis pour une contaception à 20 ans ?


Pas de frottis avant 25 ans

ES 23/01/2012 11:44

D'abord une remarque technique au sujet de l'interface du blog: ce n'est pas très pratique de ne pas pouvoir voir le message auquel on répond pendant qu'on écrit un commentaire...

Et sur le fond du message: je ne sais pas si cela vous rassurera, mais il y a aussi des patients qui sont embêtés pour tout ça.

Par exemple, pour les certificats médicaux, ce n'est pas forcément très agréable de devoir se déplacer, et dépenser le prix d'une consultation (en général pas remboursée) lorsqu'on a l'impression
que c'est juste pour que l'association sportive puisse "se couvrir" en cas de problème... Cela dit, il y a aussi de rares cas où ça peut être utile (je me souviens que mon beau-père, médecin
aujourd'hui en retraite, était très fier d'avoir découvert je ne sais plus quelle pathologie cardiaque chez un adolescent amené par ses parents pour un banal certificat médical).

Et il y a aussi des consultations qui sont motivées par le fait que l'employeur réclame parfois un certificat médical dès le 1er jour d'absence (alors que si ça tombait pendant les vacances, on
attendrait quelques jours que ça passe tout seul), ou parce que c'est la crèche qui veut un certificat médical pour autoriser l'absence d'un enfant, ou l'assistante maternelle qui en réclame un par
peur que l'enfant ait une maladie contagieuse (ou parce qu'un certificat médical est nécessaire pour ne pas avoir à payer des jours pour rien quand l'enfant malade n'est pas gardé...)

En ce qui concerne les examens gynécos et les frottis à répétition, il me semble qu'il y a aussi des médecins qui ont tendance à en prescrire un peu à tort et à travers (pareil d'ailleurs pour la
contraception: ma première gynéco me faisait revenir tous les 3 mois pour me prescrire la pilule, alors que je n'avais aucun problème médical particulier, et en plus elle prenait des dépassements
très conséquents... Pas l'idéal quand on est étudiante).

A part ça, bonne chance pour la fin de vos études (j'ai une jeune cousine qui est actuellement externe et je découvre à travers elle la difficulté des études médicales...) et pour votre blog !